Préhistoire

Le paléolithique supérieur du plateau de Baillard

Un riche gisement sur le plateau de Baillard a été signalé en 1874 au congrès archéologique de France (session Agen) par l’abbé Landesque qui, dès 1865, avait exploré la région avec Ludomir Combes. En 1929 Albert Vergne mentionne qu’il se trouve encore des pièces  moustériennes mêlées à des déchets de taille. De nombreuses pièces du paléolithique ancien et moyen y ont été trouvées : grattoirs, perçoirs,  burins, lames retouchées, éclats retouchés, rabots, outils composites, pièces à encoches, etc.

La dalle calcaire gravée de l’abri Peyrony
En 1926 Alban Vergne a fouillé un site juste en face le village de Gavaudun. C’est Denis Peyrony qui l’avait informé de ce gisement. Les pièces trouvées ont été estimées à plusieurs milliers.
Des pièces remarquables y furent découvertes : une dalle calcaire gravée, quelques objets, silex, éléments de parures (coquillages, dents). Des restes humains ont également été découverts.

E. Chambas a identifié des restes de faune : cerfs, chamois, rhinocéros, hyènes, ours des cavernes et bœufs … 

Le roc de Gavaudun
Des outils préhistoriques qui ont été trouvés par François Bordes lors de fouilles à Gavaudun sont au Muséum de Toulouse

Ci-après, pièces trouvées dans la commune par Pierre Blot.

Biface

Pointe de sagaie

Pointe de flèche

 

Sentiers de randonnées

Gavaudun, dans la vallée de la Lède

47150 GAVAUDUN 
Tel : +33 5 53 66 14 14 
E-mail : randonnee@tourisme-lotetgaronne.com

Durée : 3h20  Dénivelé : 310 m 
Distance : 11,8 km 

Latitude : 44.5604247
Longitude : 0.88680267

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Cette vallée boisée à dominante de chênes et châtaigniers vous invite à découvrir, au fil de La Lède qui la traverse, l’imposant château de Gavaudun, le site lumineux de Saint-Avit, le prieuré et l’église mystérieuse de Laurenque, témoignant d’une histoire dense. Le château, perché sur un bloc de 300m de long et 40 m de hauteur s’avance, promontoire massif et longiligne, au milieu de la vallée. Inaccessible de toutes parts sauf du côté nord où fut creusée une tranchée, il fut une position forte dans une vallée reliant l’Agenais au Périgord. L’entrée du château se fait par une grotte suivie d’un puits et d’un escalier de pierre. Le donjon du XIVe siècle, d’une hauteur de 70m est intact avec ses six étages. Les maisons de pierre ocre, le lavoir et les bois augmentent l’attrait de ce site protégé.

Gavaudun, la balade thématique de Laurenque 
47150 GAVAUDUN 
Tel : +33 5 53 66 14 14 
E-mail : randonnee@tourisme-lotetgaronne.com
Durée : 1h 
Dénivelé : 105 m 
Distance : 2,6 km 

Latitude : 44.5604247
Longitude : 0.88680267

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Cette balade vous conduira à travers un espace boisé à la découverte des richesses naturelles et architecturales de la vallée de la Lède, du château à la mystérieuse église de Laurenque. Répondez aux questions des 12 panneaux thématiques et faites valider les réponses à l‘accueil du château.

Gavaudun, la balade thématique des moulins de la Lède
47150 GAVAUDUN
Durée : 2h 30
Dénivelé : 265 m 
Distance : 9,8 km
Latitude : 44.5604247
Longitude : 0.88680267

Le moulin de St-Avit, est déjà le quatrième depuis la source de la Lède, située à environ 6 km en amont. Cet affluent du Lot en compte 52 sur une distance de 47 km. La possibilité d’utiliser l’énergie hydraulique a permis l’implantation d’activités non agricoles dans cette vallée. Ces activités attestées depuis la fin du 13ème, ont évolué au fil des siècles : meunerie, sidérurgie, papeterie, production de tanin, etc… « Lo camin dels molins » reliait en partie ces moulins et permettait d’expédier la production. C’est Mr Pierre Blot, érudit local, qui nous a indiqué l’existence et le nom de ce chemin. La création de la D 150 en 1855 entraîna son abandon. La vallée, entre St-Avit et Gavaudun est classée site naturel depuis 1999. C’est aussi une Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

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Légendes

La légende du Roc Toumbat

Le diable détestait les églises ; il se promenait souvent avec un sac plein de rochers, afin de pouvoir, en chemin, en démolir quelqu’une.

Un jour, alors qu’il passait par le Mayne*, pour se rendre à Gavaudun y faire son travail de diable, il aperçoit l’église de Laurenque, en face de lui.

Le voilà qui se met à courir, son sac sur le dos, pour aller la détruire… Il pesait le sac, il pesait… et il a fini par se déchirer! Les rochers se sont éparpillés ; il a bien essayé d’en retenir un, avec ses griffes, mais il lui a échappé.

Ce rocher est encore là ; on peut y voir l’empreinte des cinq griffes du diable. C’est depuis lors que le lieu se nomme « Le Roc-Toumbat », qui signifie « le rocher qui est tombé », ou « qui a échappé ».

*(Le Mayne : lieu-dit situé sur le plateau opposé à celui de Laurenque).

Lo ròc tombat (en occitan)

Lo diable èra gelós de las glèisas ; se passejava sovent amb una saca plena de ròcs, per poder en camin ne desbolhar quauqu’una.

Un jorn que passava pel Maine*, per anar a Gavaudun i far son trabalh de diable, te vei la glèisa de Laurenca ; l’aviá en fàcia.

Se met a corre, amb la saca sus l’esquina, per l’anar desbolhar… Pesava aquela saca, pesava… talament que se desventrèt ! Los ròcs s’esparpalhèron ; assagèt ben pro de ne reténer un, amb las àrpias, mès li escapèt.

Aquel ròc i es enquèra ; e se i pòt veire la marca de las cinc àrpias del diable. Es dempuèi aquel temps que l’endrech se ditz « Lo Ròc Tombat ».

*(Lo Maine : nom d’un luòc sul planièr opausat al de Laurenca).

 

 

Légende du prieuré Saint-Sardos de Laurenque

Dans cette légende, le prieuré aurait été un couvent de religieuses.
Pendant les guerres de religion, pour échapper aux protestants largement majoritaires à Gavaudun et qui étaient les maîtres du village, la mère supérieure et les religieuses, se seraient jetées, in-extremis, dans le puits avec le trésor du couvent. Les huguenots tentèrent bien de le récupérer mais un violent orage combla le puits.

Des pièces d’or retrouvées à flanc de coteau dans les eaux de la source du Touron et, plus bas, dans la Lède accréditèrent ces faits.

Depuis, à chaque tentative de fouilles à cet emplacement, un violent orage empêche toute recherche. Mais, aussitôt que le soleil brille, les eaux grossies de la source, scintillent de pièces d’or et d’objets précieux.

 

Legenda del priorat Sent Sardòs de Laurenca

Dins aquela legenda, lo priorat èra un convent de religiosas.
Pendent las guerras de religion, per escapar als protestants qu’eran plan majoritaris a Gavaudun et qu’èran mestres del vilatge, la maire superiora e las religiosas se roncèron dins lo potz damb lo tresaur del convent. Los igonauds assajeron ben pro de lo recuperar, mès un abat d’aiga comblèt lo potz.

De pèças d’aur trobadas pel tèrme dins las aigas de la font del toron e, mai en bas dins Leda, acrediteron tot aq.
E dempuèi, cada còp que volguèron cercar aquel tresaur, i agèt talament d’aiga que seguet impossible de trobar que que siague.

Mès, tan lèu que lo soulel se fai veire, l’aiga de la font lusís de tant que se vei de peças d’aur et de pèiras mirgalhadas.

 

 

 

 

 

La gastronomie

La cuisine  du Lot et Garonne jouit d’une excellente réputation.
Productions et  spécialités régionales :

foie gras, pruneaux d’Agen, noisettes de Cancon, tomates de Marmande, tourin, tourtière, cèpes, etc.
Les recettes ci-dessous ont été transmises par une gavaudunoise.
Merci de nous envoyer vos recettes du terroir. Nous les publierons.

Les recettes d’Elida

TOURIN BLANCHI A LA TOMATE
Préparation : 30 mn

Cuisson : 30 mn
Ingrédients pour 6 personnes

– 2 l d’eau
– 1 cuillère à soupe de vinaigre
– 4 gros oignons – 2 cuillères à soupe
de farine
– 1 tête d’ail
– 2 cuillères à soupe de graisse de
canard
– 1 feuille de laurier
– 300 g de pain de campagne
rassis en tranche
– 3 belles tomates
– sel, poivre
– 3 oeufs

Faire bouillir l’eau avec la feuille de laurier dans un faitout.
Mettre un peu de graisse de canard dans une poêle.
Faire fondre doucement les oignons émincés, puis ajouter l’ail coupé en lamelles.
Faire cuire 3 minutes sans que l’ail se colore.
Bien surveiller la cuisson.
Lier avec la farine, mouiller avec un peu d’eau.
Bien remuer puis verser dans le faitout.
Eplucher, épépiner et couper en tranches les tomates, les mettre dans la poêle avec le reste de la graisse de canard. Saler, poivrer.
Couvrir et laisser mijoter 10 minutes environ.
Verser le contenu de la poêle dans le faitout. Laisser frémir une dizaine de minute.
Séparer les jaunes des blancs d’oeufs puis laisser tomber les blancs d’oeufs un à un dans le bouillon frémissant.
Retirer le faitout du feu.
Délayer, dans une louche, les jaunes d’oeufs avec le vinaigre. Pour réussir la liaison ajouter un peu d’eau froide avant d’incorporer lentement ce mélange au tourin sans cesser de remuer.
Tremper la soupe : c’est à dire, verser le bouillon sur de fines tranches de pain disposées dans une soupière. Couvrir.
Attendre au moins 5 minutes avant de servir.

LA MIQUE AU PAIN
Préparation 25 mn
Cuisson : 2H30
Ingrédients pour 8 personnes :

Pour le bouillon :
– 2, 5 kg (3kg pour 10) de petit salé dans l’échine (ou une
poule d’environ 2,5 kg ou un canard, ou des carcasses ou un pot au feu)
– 500 gr de carottes
– 5 poireaux
– 1 côte de céleri
– 1 oignon piqué de 2 clous de girofles
– 1 petit chou
– 6 pommes de terre
– 3 navets
– 1 petite poignée de gros sel
Pour la pâte :

– 500 gr de farine de blé
– ½ paquet de levure de boulanger
– ½ verre d’eau tiède
– 3 cuilères de graisse de canard
– 1 c à soupe de lait
– 6 oeufs
– 1 cuillère à café de sel
– 1 cuillère de graisse de canard

Verser dans un saladier une bonne assiettée de croûtons de pain de campagne très rassis et coupés en dés.
Ajouter une poignée de lardons. Humecter le pain d’un ½ verre de bouillon, ajouter la graisse de canard, sel, poivre et mélanger.
Battre 4 oeufs. Incorporer les oeufs battus à la préparation précédente faite de pain et de lardons. Ajouter progressivement la farine afin que tout se tienne et que le mélange se détache du récipient.
Le secret : Ne pas écraser le pain.
Demi-heure après avoir mis les légumes, glisser la mique dans le bouillon et laisser cuire pendant ¾ d’heure en la retournant délicatement une fois avec l’écumoire.
La mique doit doubler de volume. Afin qu’elle ne retombe pas, il faut que l’ébullition soit toujours la même.
Servir la mique dans un grand plat  entourée du petit salé et des légumes.

CEPES AU FOUR
Préparation : 10 min
Cuisson : 30 min environ à four à feu doux (thermostat 4/5 ou 180°).
Ingrédients pour 6 personnes

  – 1 kg de cèpes ou plus
– de la graisse de canard ou ½ verre
d’huile
– 4 gousses d’ail
  – 2 cuillerées à soupe de persil plat
haché
– sel, poivre

Couper les pieds terreux de cèpes.
Essuyer les cèpes soigneusement ou les laver.
Séparer les têtes des pieds puis graisser ou huiler les têtes. Les faire cuire environ 20 à 30 minutes en les retournant délicatement (le temps de cuisson dépend de la grosseur des cèpes).
Hacher les pieds des cèpes avec l’ail et le persil. Verser un peu de graisse dans une poêle et quand elle est bien chaude y verser le hachis et laisser cuire 5 minutes.
Saler, poivrer et ajouter le persil. Laisser cuire encore 3 minutes à feu doux.
Déposer les têtes des cèpes sur le plat de service (le dessus du cèpes contre le plat) et parsemez  le hachis.

Que boire ? : Un vin rouge, Cahors, Bergerac, Duras etc.

CARCASSES DE CANARD
Préparation :
Cuisson : 20 mn
Préchauffer le four doux à 180° (ou thermostat 6)
Ingrédients pour 6 personnes

  – 12 carcasses de canard,
  –  4 gousses d’ail
–  
2 ou 3 cuillères de graisse de canard
 – 1 bouquet de persil,
 – sel et poivre

    Badigeonner les carcasses avec la graisse de canard.
    Les mettre à four chaud dans une grand plat ou lèche frite (ou sur des braises en les retournant souvent).
    Saler, poivrer.
    Au moment de servir, ajouter l’ail et le persil hachés.
    Servir avec une purée de pommes de terre.
    Vin conseillé : Un vin rouge de pays.

    PAIN PERDU
    Préparation : 15 mn
    Cuisson : 15 mn
    Ingrédients pour 6 personnes :

     – 12 tranches de pain rassis
    – 30 cl de lait
    – 3 oeufs
    – 100 de cassonade
    –   100 grammes de beurre
    – 1 cuillère de cannelle ou vanille en
    poudre ou de fleur d’oranger selon
    le choix
    – sucre glace

    Battre les oeufs entiers dans un saladier, y ajouter le sucre, le lait, le parfum.
    Tremper les tranches de pain dans ce mélange.
    Egoutter et mettre le beurre à chauffer dans la poêle. Y faire dorer doucement les tranches de chaque côté.
    Servir chaud en saupoudrant de sucre glace.

    Que boire ? : Un vin doux naturel, etc.

    Merveiles ou beignets

    LES MERVEILLES

    Préparation : 30 mn
    Cuisson : 1 mn environ
    Ingrédients pour 12 personnes :

      – 900 g de farine de blé
      – 7 oeufs
      – 2 paquets de levure
      – 4 cuillerées d’huile
      – 50 g de beurre
      – 200 g de sucre
     – 1 verre de lait ou d’eau
      – 1 pincée de sel
      – 1 sachet de sucre vanillé
      – 1 bain d’huile pour la friture
      – sucre glace pour saupoudrer les
    merveilles

    Mettre dans un récipient la moitié de la farine. Ajouter la levure, le sucre, le sucre vanillé et le sel.
    Mélanger. Faire un puits, casser les oeufs ajouter l’huile, le lait ou l’eau et le beurre fondu.
    Mélanger le tout en ajoutant petit à petit le reste de la farine.
    Bien travailler la pâte jusqu’à ce qu’elle se détache des parois du saladier et qu’elle forme une boule.
    Laisser reposer au moins 4h.
    Abaisser la pâte au rouleau à 4 ou 5 millimètre d’épaisseur et découper des morceaux en losange, en carrés, en ronds, en rectangles incisés suivant l’envie du moment.
    Faire dorer les merveilles à l’huile très chaude. Les égoutter, les mettre sur un linge. Lorsque toutes les merveilles sont cuites et qu’elles ont refroidi, les plonger dans un saladier ou vous aurez préalablement mélangé du sucre en poudre et du sucre glace.
    Enfin, disposer les merveilles sur un plat.
    Les merveilles encore chaudes sont excellentes.

    Que boire ? : Un vin blanc sucré Monbazillac, etc.

     

     

     

     

     

    Site naturel


    La vallée de Gavaudun est classée site naturel dans son ensemble depuis 1999

    Décret du 21 janvier 1999

    De Gavaudun à St-Avit s’étend une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) qui fait partie du site classé.

    Elle accueille des populations de chiroptères (chauve-souris).

    Outre la grande diversité des espèces d’oiseaux, il est à noter la présence du faucon pèlerin et du grand-duc d’Europe qui nichent dans les falaises.

    La flore, elle aussi, est très diversifiée : orchis purpuréa, lythrum, menthe, fougère scolopendre etc…

    Quant à la faune, on y rencontre communément le chevreuil.

    Métamorphose de la vallée depuis les années 1970/1980
    Le fond de vallée, généralement étroit, présentait un paysage de prairies humides. Le foin était récolté, on y menait le bétail en été au moment où les coteaux étaient secs.

    La mécanisation a conduit à l’abandon des bords de Lède.

    Plus récemment, l’arrivée de la pyrale du buis a bouleversé le paysage
    Ce papillon nocture, originaire d’Asie, a été identifié pour la première fois sur la commune en 2015. En l’absence de prédateurs, les chenilles, qui se nourrissent des feuilles et de l’écorce du buis, ont proliféré, détruisant rapidement cette essence très abondante dans la vallée.


    Les moulins

    LES MOULINS SUR LA LEDE À GAVAUDUN EN 1898

    Moulins

    Hauteur de chute

    Puissance

    Equipement

    Activités

    Saint-Avit

    3,97m

    3kw

    3 rouets volants

    Farine / Tanin

    Papeterie

    4,10m

    3kw

    2 rouets volants

    Farine

    Cabirol

    3,20m

    2,2kw

    3 rouets volants

    Farine /Huile

    Ratis-Haut

    (Les Forges)

    4,52m

    9,5kw

    1 roue par-dessus

    Tanin

    Ratis-Bas

    3,25m

    3 kw

    2 rouets volants

    Farine

    du Milieu

    3,17m

    7,3 kw

    1 roue de coté et

    1 rouet volant

    Filature

    Majoulassis

    4,0m

    11 kw

    1 turbine

    Filature

    Moulin de Saint-Avit
    Moulin de la Papeterie
    Le moulin de Cabirol
    Le moulin de Ratis-Haut (Les Forges)
    Le moulin de Ratis Bas
    Le moulin de Gavaudun
    Le moulin du Milieu
    Le moulin de Majoulassis

    Le Prieuré et église de Laurenque

     

    Périmètre de Protection de Monument Historique

    Eglise Saint-Sardos de Laurenque
    Patrimoine et inventaire d’Aquitaine

    Sur le parcours de la randonnée “chemin des moulins” :

    Histoire


    Généralités
     Des fouilles sur la commune ont livré des outils de l’Aurignacien.
    Le château de Gavaudun  (en ruine) est classé monument historique (l
    a tour donjon a été classée monument historique dès 1862 et le château a été classé par un arrêté du 30 décembre 1987.
    Les ruines de l’église prieurale de Laurenque (propriété privée) ont été inscrites aux monuments historiques le 15 septembre 1993.
    L’Eglise Sainte-Anne de Castelle de Laurenque, propriété de la commune a été classée monument historique par arrêté du 3 septembre 1912.

    La vallée de Gavaudun est un site naturel classé depuis 1999. C’est aussi une Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de Gavaudun à Saint-Avit.
    —————————————-

    La vallée de Gavaudun est étroite et  boisée majoritairement de chênes et de châtaigniers. Elle a été très prospère. En aval du village de Saint-Avit (où se trouve la maison natale supposée de Bernard Palissy), on compte sur le territoire de Gavaudun, huit moulins le long de la Lède  : Le moulin de Saint-Avit, de la Papeterie, de Cabirol, de Ratis-Haut (Les Forges), de Ratis-Bas, de Gavaudun, du Milieu et de Majoulassis qui ont produit , suivant les époques, de l’huile, de la farine, du papier, du tanin, du fer. Le moulin de Ratis-Haut (Les Forges) signalé comme forge au 14ème siècle s’est arrêté peu après 1789 à cause du manque d’eau. Une papeterie s’y est installée au 19ème siècle.
    Sur les bords de La Lède, on découvre le village de Gavaudun blotti au pied d’un éperon rocheux sur lequel a été construit le château. Ce dernier, qui a été érigé au XIe et au XIIe-XIIIe siècles,
     dominait le principal axe de circulation entre le Périgord et l’Agenais ou il a joué un rôle important. 
    Cette forteresse était une véritable sentinelle en Haut-Agenais entre Périgord et Quercy.
    Majestueux, son donjon s’élève toujours à 70 mètres de hauteur.
    Son entrée, creusée dans la roche, est spectaculaire.

    Métamorphose de la vallée :
    – L’abandon des systèmes culturaux et pastoraux laisse libre cours aux friches depuis les années 1970
    – L’arrivée de la pyrale du buis, papillon nocturne sans prédateur, originaire d’Asie, a été identifié pour la première fois sur la commune en 2015 ; il a ravagé rapidement cette essence abondante dans la vallée.
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    LE CHATEAU ET SES SEIGNEURS

    XIème : Première forteresse

    XIIème : des Henriciens (principes d’Henri de Lausanne) s’y réfugient pillant et détruisant la région.

    1165 : Jean d’Assida, évêque de Périgueux, assiège le château et met un terme à leurs actions. Le château est ruiné volontairement.

    XIIIème : Reconstruction du château par Almustang de Valens (ou Balenx). Ce dernier donne sa fille en mariage à Jean 1er de Durfort. L’Aquitaine est sous domination anglaise.

    1372 : Jean 1er de Durfort, aux côtés de Charles VII, prend la bastide anglaise de Monflanquin.

    Jean-Bernard II de Durfort, qui est également seigneur de Moissaguel, Laroque Timbaut (47), Lacour et Gourdouville (82) se bat aux côtés du comte de Foix pour le compte de Charles VII.  Il est le dernier des Durfort de Gavaudun.

    Il marie sa fille Jeanne de Durfort le 28 mai 1423 à Arnaud de Lustrac dit “Naudonnet” de Lustrac, qui est écuyer, seigneur de Lustrac, de la Bastide, de Montmarès, sera nommé sénéchal d’Agenois en 1466.

    1427 : Il est nommé consul et châtelain de la ville de Lauzerte.

    1430 : Arnaud de Lustrac qui a combattu toute sa vie contre les anglais, devient seigneur de Gavaudun.

    1434 : Après cette date, il réside souvent à Gavaudun. Il commandait pour le roi de France les villes de Penne d’Agenais, de Monflanquin, de Lauzerte, de Castelculier et de Sauveterre.

    Le château de Gavaudun passe ensuite à son fils Bertrand qui meurt sans descendance en 1524. C’est Antoine II de Lustrac, marié à Françoise de Pompadour qui en hérite.

    1544 : Antoine Il de Lustrac marie sa fille, Marguerite de Lustrac, à Jacques d’Albon de Saint-André.

    1557 : Mort d’Antoine II de Lustrac. Il laisse tous ses biens à sa fille, veuve du Maréchal de Saint-André depuis 1562.

    1568 : Marguerite de Lustrac se remarie. Elle épouse Geoffroy de Caumont à Gavaudun. Elle résidera alors à Gavaudun, Lustrac et Caumont.

    1574
    : Assassinat de Geoffroy de Caumont alors que Marguerite de Lustrac est enceinte. Elle accouche d’une fille, Anne de Caumont, le 10 juin de cette même année.

    Au début des guerres de religions Gavaudun est devenu un fief protestant.

    Geoffroy de Vivans
    , gouverneur du château de Castelnaud pour Charles de Caumont et Louise de Cazenac, se remet de ses blessures au château de Gavaudun.

    1595 : Anne de Caumont se marie avec François d’Orléans.
    Sa mère, Marguerite de Lustrac meurt en
    1595 au château des Milandes. Elle fait du Duc de La Force, neveu de Geoffroy de Caumont son héritier universel.
    Anne de Caumont est alors châtelaine de Gavaudun depuis so
    n mariage en 1595.
    Son fils unique est tué en 1622 et son mari en 1631. Pour payer leurs dettes elle vend une partie de ses terres.

    Anne de Caumont meurt le 17 juin 1642 en faisant son neveu Henri d’Orléans, duc de Longueville, son légataire universel et fait don à Jean-Baptiste d’Auray et à son épouse Françoise de Souillac d’une somme qui, finalement, a été échangée  contre la seigneurie de Gavaudun.

    1644 : Jean-Baptiste d’Auray essaie  d’échanger Gavaudun contre la Vicomté de Châteauneuf dans le Haut Limousin (échange qui en fin de compte n’a pas eu lieu).
    1669 : Dans son contrat de mariage, René d’Auray, fils de Jean-Baptiste d’Auray, est marquis de Gavaudun. À sa mort, Françoise de Souillac, fit de son petit fils Jacques-Armand d’Auray, son héritier.

    1686 : Vente de la seigneurie de Gavaudun le 30 juillet 1686 suite aux dettes de la famille d’Auray de Brie. La terre et la seigneurie de Gavaudun sont achetées par le marquis Armand 1er de Belsunce.

    Un membre de cette famille, Jacques de Belsunce, dont les filles Charlotte et Louise ainsi que leur leur frère ainé, Armand de Belsunce, ont épousé des membres de la famille de Caumont.
    Ce dernier a épousé, en 1668, Anne de Caumont-Lauzun, fille de Gabriel Nompar de Caumont. Parmi les cinq enfants qu’il a eu avec Anne de Caumont-Lauzun, c’est Charles-Gabriel de Belsunce qui hérite de Gavaudun.

    1739 : Mort de Charles-Gabriel de Belsunce. Il laisse un fils, Louis-Antonin, alors âgé de 2 mois. Son fils hérite de tous ses biens. Il est qualifié de baron de Gavaudun en 1779.

    1796 : Louis-Antonin de Belsunce a dû vendre la terre et la seigneurie de Gavaudun à la famille de Fumel peu avant la révolution. En effet, c’est elle qui en est propriétaire en l’an II quand les biens de Philibert Fumel-Monségur, émigré en 1792, sont saisis.
    Mort de Louis-Antonin de Belsunce à Londres (où il a émigré à la révolution). 

    1796 : Le château est vendu comme bien national à Pierre Fort, marchand de Gavaudun qui le revend, ruiné, à la commune.

    1862 : Classement de la tour-donjon monument historique dès 1862

    1987 : Classement du château par arrêté du 30 décembre 1987

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    Article LA DEPECHE publié le 09/08/2016 
    Gavaudun, une histoire d’une inépuisable richesse

    Le village de Gavaudun et ci-dessous l'église de Laurenque/Photo Jean-Miochel Mazet et M C

    Le village de Gavaudun et ci-dessous l’église de Laurenque/Photo Jean-Miochel Mazet et M C