Récitals de piano à Gavaudun le 13/09/2025

” Triomphe du romantisme” (Triumph der Romantik)

13/09/2025 à 16h00 : Christophe Sirodeau joue Schubert, Chopin, Brahms, C. Schumann et Liszt

Les pièces de Schubert présentées comptent parmi ses dernières œuvres pour piano seul, juste avant la trilogie des sonates composées à l’automne 1828. Les trois pièces D.946, publiées tardivement par Johannes Brahms, sont souvent considérées comme des impromptus, dans la lignée des deux recueils précédents. La troisième, plus lumineuse et d’un caractère distinct, pourrait provenir d’un autre projet, ou suggérer qu’une quatrième pièce manque à l’ensemble. Pour rétablir un équilibre, une courte esquisse (D.900), composée la même année, est insérée avant cette dernière pièce. Bien qu’inachevée, elle a été légèrement complétée dans l’esprit de Schubert, pour mieux faire le lien entre les œuvres.

Chopin, quant à lui, composa plusieurs impromptus isolés. Le troisième, présenté ici, date de la même année que sa célèbre Quatrième Ballade, une œuvre mystérieuse dont il n’a jamais révélé l’inspiration.

Brahms propose un cycle unifié avec ses Quatre Ballades opus 10, inspirées par la poésie et notamment par la légende écossaise d’Edward, source de la première pièce. La dernière ballade tranche par son caractère plus apaisé, donnant l’impression que “le poète parle”, selon une formule empruntée à Schumann. Ce cycle fut d’ailleurs l’une des dernières œuvres que Robert Schumann put lire depuis l’asile psychiatrique.

À la mort de Schumann en 1856, Clara Wieck-Schumann, son épouse et brillante pianiste, cessa définitivement de composer. Sa Romance en si mineur, dédiée à Brahms, fut écrite à Noël de cette même année, dans un moment de grande douleur. Une autre romance inédite, datant de 1853, fut remplacée dans son opus 21 mais témoigne d’une époque de vie plus stable. Clara fut la seule pianiste capable de rivaliser durablement avec Franz Liszt, bien qu’elle ne portât que peu d’estime à sa musique, fondée sur ses premières œuvres. Pourtant, Liszt retravailla en profondeur ses pièces majeures, comme la célèbre Fantasia quasi Sonata, inspirée d’un poème de Victor Hugo. Cette œuvre, point d’orgue du deuxième cahier des Années de pèlerinage, met en scène une véritable lutte entre enfer et paradis, résolue dans un final d’une puissance éclatante.

En raison du nombre très limité de places, il est fortement recommandé de réserver les billets à l’avance, de préférence par e-mail : billets@recitals-de-piano.fr